Institut des hautes études de la vigne et du vin

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Précovision : Outil d’aide à la préconisation pour la réduction d’intrants en agriculture

  • Projet collaboratif régional, labellisé Qualiméditerranée
  • Financeurs : Région Languedoc-Roussillon – Oséo – FEDER
  • Durée : juin 2009-juin 2013
  • Porteur de projet : Agrosud
  • Consortium : Agrosud, Irstea, ITK, Supagro (UMR MOISA et LAMETA)

Coordinateurs Supagro : Jean-Pierre Couderc 2010-2012 (UMR MOISA), Pierre Guillaumin (UMR MOISA), Isabelle Piot-Lepetit 2013-2015 (UMR Moisa), ainsi que Direction des partenariats Supagro (suivi administratif)

Contexte et objectifs du projet

Le porteur de projet, Agrosud, réseau d’entreprises de distribution de fournitures et d’intrants pour la nutrition et la protection des cultures, investit fortement dans la réalisation d’un outil expert à destination de ses technico-commerciaux-préconisateurs (TCP) ; ce logiciel baptisé Précovision doit les aider à améliorer l’expertise de leurs préconisations au quotidien sur le terrain mais doit aussi permettre de prendre en compte l’impact environnemental et économique des itinéraires techniques préconisés, dans un contexte sociétal incitant à la diminution de l’utilisation des produits phytosanitaires. Le projet cible principalement la préconisation à destination des viticulteurs des régions Languedoc-Roussillon et PACA.

 

Enjeux des travaux en économie et sciences de gestion

D’un point de vue économique, une simple préconisation des opérations les plus respectueuses de l’environnement ou les moins onéreuses, entraînerait de facto une augmentation sensible des risques de l’exploitation : baisse des rendements, non qualité, mévente potentielle. C’est de ce constat qu’émergent les pistes de recherche des UMR MOISA et LAMETA dans le cadre du projet Précovision :

 Comment assurer la viabilité économique des exploitations agricoles tout en diminuant le facteur de production « intrants phytosanitaires » ? En d’autres termes, comment maintenir voire améliorer le revenu des viticulteurs tout en les exposant à un risque de perte de rendement et/ou de qualité ?

Les TCP vont être amenés à vendre les produits phytosanitaires en quantité moins importante, et parallèlement à se recentrer sur l’activité de conseil. Comment envisager cette nouvelle relation TCP-viticulteur ?

 

Pistes de recherche

Pour répondre aux questions de recherche précédemment citées, les travaux menés dans le cadre de Précovision par les chercheurs en économie et sciences de gestion consistent à :

- déterminer les profils des clients et prospects viticulteurs ayant une plus grande propension à adopter des pratiques culturales raisonnées

- évaluer et optimiser les pratiques culturales compte tenu des caractéristiques structurelles, économiques et financières des exploitations et apporter un appui pour le conseil expert par des outils de benchmarking

- plus généralement, proposer des outils de couverture du risque encouru à l’échelle des exploitations lors de l’adoption de pratiques « bas intrants phytosanitaires ».

Ces travaux ont donné lieu à 5 communications et 2 articles scientifiques, ainsi qu’à une restitution aux dirigeants d’Agrosud. L’intérêt suscité par les premiers résultats des typologies technico-économiques des exploitants, de benchmarking (frontières d’efficiences et optimisation des itinéraires) et sur la substituabilité et complémentarité des intrants avec les assurances d’exploitation permettent d’envisager une continuation du programme collaboratif et scientifique sur 2013-2015.

Plus d'informations :

Pierre Guillaumin, Ingénieur d'Etudes SupAgro, pierre.guillaumin@supagro.inra.fr

Jean-Pierre Couderc, Pr SupAgro, couderjp@supagro.inra.fr

Isabelle Piot-Lepetit, CR Inra, isabelle.piot-lepetit@supagro.inra.fr

Date de dernière mise à jour : 23/01/2013