Institut des régions chaudes

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08-07-2016
Une thèse de doctorat récompensée par des chefs d'entreprises algériens
Amine Belbahi, étudiant à l'Université de Bejaïa en Algérie, inscrit également à l'école doctorale Sciences des Procédés – Sciences des Aliments de Montpellier SupAgro, a reçu en mai dernier, le 2nd prix de la meilleure thèse de doctorat délivré par le Forum des Chefs d'entreprises algériens. Il a reçu à cette occasion l'équivalent de 5.000 euros.

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Bénéficiant, à deux reprises, du programme Averroes pour l’excellence de ses travaux, Amine, doctorant à l’Unité Mixte de Recherche QualiSud, a réalisé sa thèse sur « l’étude et la modélisation d’un traitement thermique suivi d’un conditionnement (température, aw et CO2) pour la maîtrise de la flore fongique d’altération des dattes à humidité intermédiaire », sous la direction en France, du Pr. Philippe Bohuon de Montpellier SupAgro.

Son étude, qui permet d’éviter tout traitement chimique, propose de récolter la datte immature, très intéressante sur le plan organoleptique – une apparence de fruit frais – et de prodiguer des recommandations sur la conception et la conduite d’un procédé post-récolte durable afin de contrôler les microflores fongiques d’altération tout en préservant ses qualités organoleptiques.

Un concept novateur pour un marché prometteur

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Ce procédé, compatible avec un label biologique, permet de répondre à l’attente des consommateurs qui souhaitent acheter un produit se rapprochant le plus possible du fruit  « frais ». Il offre la possibilité d’un nouveau marché d’exportation pour la filière datte en Algérie, et également pour d’autres pays producteurs (Tunisie, Arabie Saoudite, États-Unis et Israël…).

En effet, actuellement, ces dattes de la variété « Deglet-Nour », cueillies à maturité complète, appelées « dattes standards » sèches et souvent fortement brunes se conservent dans des conditions ambiantes. Le marché algérien d’exportation de ces dattes est en pleine stagnation, alors que les innovations proposées permettraient de promouvoir une nouvelle filière de Deglet-Nour premium, dans le respect des produits sains et durables obtenus à l'aide de technologies simples et accessibles.

En plus d’avoir remporté un prix prestigieux, Amine garde de son passage à Montpellier SupAgro et au Cirad, au sein d’une communauté internationale importante, un enrichissement à la fois humain et scientifique qui lui a permis d’accéder à des outils de microbiologie prévisionnelle et de modélisation des transferts thermiques.

Un avenir d’enseignant-chercheur, en Algérie ou dans d’autres contrées, s’ouvrira certainement prochainement à cet alumni bien méritant !

Date de dernière mise à jour : 27/07/2016