Institut des régions chaudes

Vie étudiante

Témoignage d'étudiants

Témoignages

Tristan Berchoux "le vrai plus c'est la démarche et la posture professionnelle "

16/04/2014
 
Tout d'abord, pourquoi avoir choisi la formation à l'IRC?
 
À l’issue de mes deux années de classe préparatoire BCPST, je cherchais à intégrer une école me permettant de me tourner vers le développement international, avec une approche pluri-disciplinaire alliant sciences agronomiques et sciences humaines (sociologie, économie, sciences politiques). C’est ainsi que j’ai découvert l’Institut des Régions Chaudes de Montpellier SupAgro, qui était la seule école à proposer une telle démarche. J’ai donc intégré le cursus SAADS. Après le tronc commun de 3 semestres, j’ai choisi l’option Développement Agricole et Rural au Sud. J’ai ensuite fait une césure dans le cadre de ma formation, avec des stages à l’étranger. Cela m’a permis de partir 10 mois au Vietnam dans un projet de développement économique via le micro-crédit, puis au Tchad pendant 5 mois dans une mission de sécurité alimentaire.
J’ai ensuite choisi l’enseignement de spécialité MOQUAS, qui m’a permis d’apprendre de nombreux outils relatifs à l’élaboration, la mise en place, mise en œuvre et évaluation de projets de développement. J’ai fini par un stage ingénieur que j’ai effectué en Tanzanie et Ouganda sur les problématiques d’accès au marché des agriculteurs.
 


Quels sont les plus de la formations?

Les enseignements sont de qualité et les outils d’ingénieur que nous apprenons sont pertinents. Mais le vrai plus c'est la démarche et la posture professionnelle qui nous y sont enseignés. En effet, l’approche est multi-disciplinaire et surtout systémique. Nous apprenons à croiser les observations de terrain à différents niveaux, à croiser différentes méthodes ou référentiels de différentes disciplines, afin d’avoir une compréhension globale. De plus, nous apprenons une posture éthique pour le terrain comme en entreprise, ce qui est apprécié dans le monde professionnel.
La formation permet aussi de choisir certains modules, ce qui m'a permis d’améliorer de choisir des cours en technique agronomique. Je souhaitais avoir ces connaissances techniques car je voulais m’orienter par la suite vers la spécialité MOQUAS qui privilégie une approche par les sciences économiques et sociales.

D’autre part, nous avons la chance de pouvoir faire de nombreux stages collectifs, ce qui nous permet de rapidement appliquer ce que nous apprenons. Cela nous permet aussi d’acquérir une grande autonomie dans le travail, mais aussi d’un point de vue général. C’est essentiel pour intégrer le milieu professionnel du développement.
 
Enfin, le mémoire final qui nous est demandé n’est pas un simple mémoire d’ingénieur. Il faut en effet répondre à une demande professionnelle en mobilisant et croisant théorie et opérationnel. Cela permet d’avoir un regard transversal sur les problématiques actuelles de développement international.
 
Quel métier envisages tu?
 
Je suis actuellement en train de poursuivre mes études par un doctorat en géographie à l’Université de Southampton (UK) qui porte sur l’étude des relations entre occupation des sols, vulnérabilité au changement climatique, migrations économiques et pauvreté dans les zones de delta (delta GBM au Bangladesh/Inde et delta Volta au Ghana). Ce doctorat s’intègre au sein d’un projet plus large qui consiste à étudier l’impact du changement climatique dans les zones de delta afin d’orienter les politiques publiques des pays concernés.
 
Pour la suite, je souhaiterai poursuivre ce type de travail à l’interface entre les acteurs du développement, et notamment à faire du lien entre organismes de recherches, institutions internationales, société civile et les acteurs de terrain.


L'ambiance de l'école sur Montpellier?

La vie à Montpellier est vraiment très plaisante. La mer n’est pas loin, et l’arrière-pays est magnifique. Les campus de Montpellier SupAgro sont grands et très verts, et le campus de l’IRC est entouré de bois. La vie étudiante est active sur les campus, avec toutes sortes d’activités proposées, tant artistiques que sportives, avec des salles équipées qui leurs sont dédiées.

Au niveau des promotions de l’IRC, l’ambiance est très familiale, avec des repas « Tour du Monde » organisés pour rendre compte de la diversité d’origine des étudiants. Les enseignants-chercheurs et personnel sont aussi de la partie ce qui permet de créer une ambiance différente de la traditionnelle relation enseignant-enseigné.

 

Noémie Rullier : « me former à l'approche systèmique... »

20/03/2012

Tout d'abord, pourquoi avoir choisi la formation à l'IRC?

Mon parcours est un peu particulier: j'ai obtenu un master recherche en physiologie et génétique des plantes puis je suis partie à Madagascar avec le Cirad pour une étude écophysiologique de différentes variétés de riz. Le contexte et le projet m'ont beaucoup intéressés, néanmoins je me suis rendue compte de l'importance de l'aspect social et économique dans ce genre de projet dits "participatif" dans un objectif de développement. Ces questions m'ont intéressées et je me suis donc tournée vers la formation que proposait l'IRC dans l'optique de mieux comprendre les différentes interactions à prendre en compte dans un projet de développement. Ainsi, je cherchais donc à me former à l'approche systémique.

Quels sont les plus de la formations?

Tout d'abord, les étudiants ont des origines très diverses, que ce soit en terme de nationalités qu'en terme d'expériences, de domaines d'étude.

Ensuite la formation propose de nombreuses sorties de terrain. On se forme par "une mise en situation" dans chacun des modules proposés. Il existe une vraie coordination et une cohérence par rapport aux attentes du "monde professionnel".

Quel métier envisages tu?

L'organisme avec lequel je souhaite travailler m'importe peu, seul le projet d'étude proposé devra répondre à quelques conditions: projet de développement, tourné en Recherche-Action.

Ainsi, le métier que j'envisage est plutôt agent de développement.

L'ambiance de l'école sur Montpellier?

Déjà Montpellier est une ville très agréable et l’ambiance de l'école est sympathique, plusieurs activités sont proposées, plusieurs soirées aussi…il y en a pour tous les goûts!

 

Florian Cannavo : « Je veux être ingénieur dans les pays du Sud ! »

Pauline Lestringant (DGER) - 24/11/2011 intégralité de l'interview

Après deux ans en classe préparatoire à Paris, Florian est finalement rentré en première année à Montpellier SupAgro en cursus ingénieur SAADS (Systèmes Agricoles et Agroalimentaires Durables du Sud). Il sait maintenant qu’il a trouvé sa voie.

"A la fin de la Terminale, je suis rentré en prépa pour faire vétérinaire. J’en garde un excellent souvenir, c’étaient mes deux plus belles années ! J’ai découvert d’autres possibilités, comme l’agronomie et l’agroalimentaire qui m’ont particulièrement plu. J’ai donc changé d’avis et mon classement m’a permis d’intégrer Montpellier SupAgro où j’ai choisi le cursus SAADS, nouvelle formation en 3 ans créée il y a un an".

"Les matières sont assez similaires à celles du cursus agronome, mais les exemples sont choisis dans les pays du Sud, en insistant sur les contraintes liées au territoire. Je ne regrette pas véto, je préfère garder des matières plus diversifiées".

 

Ce que j’apprécie le plus dans ma formation, c’est qu’il faut intégrer les composantes politiques, économiques, sociales et culturelles de chaque pays afin de lui permettre de développer son agriculture. Je suis aussi entré dans cette école dans l’optique de travailler plus tard sur les problèmes de nutrition, plus liés aux industries agroalimentaires. Mais je me laisse le temps d’y réfléchir : l’année prochaine je devrai choisir entre les spécialités « Développement agricole et rural du Sud » et « Industries agroalimentaires du Sud ».

Si je n’envisage pas forcément de faire une césure, c’est que je souhaite prolonger mon diplôme d’ingénieur et la toute nouvelle spécialité « Ingénieur en innovation des systèmes agricoles et agroalimentaires du monde » me permettrait de me diversifier pour ne pas rester ciblé sur les pays du Sud.

J’aime beaucoup l’ambiance de l’école. Nous sommes environ 45 élèves à suivre le cursus SAADS et nos cours sont dispensés à l’Institut des Régions Chaudes. Ainsi nous formons un petit groupe très soudé. Il y a beaucoup d’étrangers, environ 20% des places leur sont réservées, et c’est ce qui fait la richesse de nos échanges.

Et maintenant j’apprends à gérer une association, ce qui est très formateur ! Je suis aussi chargé d’étude à la Junior Entreprise de l’école, c’est-à-dire que je suis l’interface entre les entreprises qui passent des commandes et les étudiants qui réalisent les études. Cela me permet de rencontrer plein de professionnels de différents domaines et de voir les carrières possibles après l’école. »

Date de dernière mise à jour : 24/09/2015