Intégration des SCV

An2 est le seul producteur de l'échantillon à avoir émis le souhait d'intégrer des SCV dans le scenario projet car cela lui permet d'avoir une culture vivrière importante pour l'autoconsommation familiale (le maïs est en effet souvent autoconsommé en complément du riz) tout en produisant des fourrages.

Il a en effet entendu parler des systèmes de culture sous couvert végétal (SCV) par la ferme expérimentale FIFAMANOR et souhaite installer sa nouvelle parcelle de kizozi selon ce système.

Schématisation du système SCV avec kizozi et culture vivrière associée, (©Mouret)[1]

Le SCV envisagé est modélisé comme suit :

Chaque année un quart des 68 ares de kizozi, soit 17 ares, est renouvelé en l'associant au maïs. Il y a deux moyens de renouveler le kizozi :

  • le semer en même temps que la culture vivrière

  • le planter sous forme d'éclats de souche 8 à 10 semaines après le semis de la culture vivrière afin qu'il ne l'étouffe pas.

En bleu : Kizozi en année n (avant replantation), puis en 1ère (K1), 2ème (K2) et 3ème (K3) année.

En orange : Kizozi nouvellement implanté avec semis de maïs.

Remarque

En théorie, lors du renouvellement, la couverture existante de kizozi devrait être détruite par un herbicide afin d'éviter le labour mais le producteur pense continuer à pratiquer le labour, notamment pour des raisons économiques (coût élevé des herbicides).

Conduite du kizozi

Le nombre de coupes possible et la quantité de biomasse exportable varient selon l'âge du kizozi et les variations interannuelles de la pluviométrie.

Il est important en première année de laisser la couverture se développer, d'où un nombre de coupes restreint.

En ce qui concerne la culture vivrière

Le rendement de la culture vivrière est égal au quart de son rendement réel. Cela vient du fait qu'elle n'est implantée chaque année que sur un quart de la parcelle.

RemarquePour la simulation

La simulation sous CLIFS de ce SCV est réalisée par l'entrée d'une seule parcelle correspondante à la surface totale de la culture en SCV quelque soit l'âge du kizozi. Le rendement du kizozi considéré est la valeur annuelle moyenne sur les quatre années, soit 100 t de MV/ha dans le cas d'An2 (estimation à partir des valeurs régionales, des dires du producteur sur le rendement du kizozi, de ses techniques de fertilisation et de la quantité distribuée aux animaux).

Auteurs : Claire FASSINO et Éva MAIRE

Superviseurs : Pierre-Yves LE GAL, Stéphane de TOURDONNET et Sarah Clerquin

  1. Mouret, 2012 Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage des Conditions Initiales à l'Identique