Production de fourrages et cultures vivrières en SCV
Nous avons vu que l'agro-éleveur augmente sa surface vivrière car les SCV avec fourrages associés à de l'arachide ont été mis en place sur des surfaces jusque là non utilisées. De plus, les cultures bénéficient des effets améliorants des SCV sur les sols (structure, fertilité), l'augmentation espérée de leur rendement à chaque cycle (5% jusqu'à plafonnement à 20%) a été pris en compte dans les scénarii.
Les scénarii alternatifs produisent alors plus de cultures vivrières que ceux de référence et les productions sont également plus diversifiées.

Conséquences de l'intégration des SCV sur la marge nette
Le profit généré par les différentes stratégies prospectives, une fois les charges variables et fixes soustraites, est supérieur à celui de la situation de base pour l'agroéleveur car la production laitière a augmenté. La stratégie consistant à décaler la production laitière en saison sèche et à produire du fourrage sur cette période pour tenter d'être autosuffisant est donc intéressante, ainsi que celle d'améliorer les sols dégradés de tanety avec des systèmes à base de Stylosanthès pour la production vivrière.

Remarque :
Il faut noter que le coût de la fertilisation extérieure (urée, NPK, autres fumiers, etc.) augmente avec la mise en place des SCV. Ces systèmes sont à bas niveau d'intrants mais un apport de fertilisation chimique est préconisé (NPK, urée) ainsi que de phytosanitaires. Plus la surface mise en culture est grande et plus le coût en intrants est élevé. Dans notre cas, cette dépense reste raisonnable et ne constitue pas un frein aux systèmes de cultures mis en place.
Auteurs : Claire FASSINO et Éva MAIRE
Superviseurs : Pierre-Yves LE GAL, Stéphane de TOURDONNET et Sarah Clerquin
