La compétition pour la lumière (France)

La compétition pour la lumière se mesure à travers la surface foliaire et la hauteur des plantes. En effet, plus la surface foliaire d'une espèce est grande, moins les autres espèces auront accès à la lumière. On peut appliquer le même raisonnement pour la hauteur, il est plus facile pour une plante d'accéder à la lumière lorsqu'elle est haute, et donc au-dessus des autres.

L'insertion de la luzerne a réduit de 73% (2008) et 12% (2009) la LAI du blé en comparaison avec le blé pur. La compétition a donc été plus sévère en 2008 qu'en 2009. En revanche, aucune différence significative n'est notée en fonction du travail du sol.

Concernant la hauteur, peu importe le traitement, le blé est toujours plus haut que la luzerne. La hauteur des plants ne semble pas être modifiée par l'association.

On peut maintenant s'attarder sur l'absorption du rayonnement par les deux espèces associées, et ainsi distinguer 2 phases. La première phase P1 est caractérisée par une efficience d'interception qui augmente rapidement jusqu'à atteindre un maximum d'interception de rayonnement. La phase P2 est alors caractérisée par un plateau d'absorption, qui se stabilise autour de 93% pour tous les traitements.

On peut remarquer sur ces graphes que la luzerne est plus efficace dans l'absorption de rayonnement en début de phase végétative. Cette différence s'atténue avec le temps, et l'absorption de la lumière devient identique entre les 2 espèces.

Evolution du PAR absorbé par les cultures de blé et de luzerne en fonction du temps (Shli-Touzi, 2009)[1]

Fondamental

Ainsi, la compétition du blé pour la lumière est faible en début de cycle puis s'accroît progressivement pour atteindre des niveaux d'absorption comparable à celui de la luzerne.

Remarque

Les quantités de rayonnement qui arrivent au sol sont réduites de 51% par rapport à la culture de blé pur, ce qui pourrait être à l'origine d'une réduction de la ressource en lumière nécessaire à la prolifération des adventices.

  1. Inès Shili-Touzi