Processus écologiques

Les champignons parasites

Ce sont les champignons responsables d'attaques sur les végétaux et animaux. Considérés comme ravageurs ou auxiliaires biologiques selon la nature de l'hôte (ex : beauveria sp. pour la lutte contre certains insectes), ils peuvent provoquer des dégâts à plusieurs niveaux, selon la nature de l'organisme hôte, de sa localisation et du type d'interactions qu'ils entretiennent avec l'hôte.

Les champignons parasites jouent un rôle important dans la régulation des populations animales et végétales d'un écosystème car ils présentent une spécificité d'hôte qui entraîne une dynamique de prolifération qui suit celle de l'organisme hôte.

Les champignons phytopathogènes, c'est à dire parasites des plantes vasculaires, sont considérés comme les micros organismes ayant le plus d'impact économique sur les cultures. On les trouve partout dans le monde, sur tous types de culture, et les dommages qu'ils causent peuvent mener à une perte totale de la production.

Remarque

La diversité génétique des champignons leurs confère une capacité adaptative remarquable, ce qui rend leur lutte spécifique très difficile. Il est donc nécessaire de mettre en place des mesures culturales préventives efficaces afin de lutter contre l'installation et la prolifération des champignons phytopathogènes. Cela implique une recherche accrue dans l'étude des processus biologiques des cycles infectieux de ces organismes ravageurs, et dans l'étude des pratiques culturales défavorables à leur installation et leur développement.

Les champignons phytopathogènes attaquent surtout les parties aériennes des plantes, mais certains champignons présents dans le sol infectent les racines, ou bien s'introduisent par les parties souterraines des plantes dans les systèmes vasculaires, et colonisent donc toute la plante en remontant les vaisseaux du xylème, provocant des maladies telles que la fonte des semis, la pourriture vasculaire ou la pourriture des racines.

Les dégâts causés sont le plus souvent observables sous forme de nécroses localisées, avec développement des mycéliums en surface ou non, production intense de spores, et des signes caractéristiques de carences observables sur toute la plante (voir section sur les principales maladies cryptogamiques du sol).

------

Auteurs : Thomas Wibaux

Supervisions et corrections : J-F Vian, Joséphine Peigné, Eric Blanchart

Corrections : Catherine Mazzoni

Outils
Etapes+-