La phase de « croisière »
Première année de croisière : elle suit donc la constitution de la couverture sur le bloc 1. L'arachide est semée dans cette couverture. Le Stylosanthès se redéveloppe après son resemis naturel. La culture vivrière est récoltée en fin de saison culturale.
La jachère de Stylosanthès continue ensuite de la même manière que dans la phase d'installation des blocs. La phase de croisière est caractérisée par le fait que les différentes productions constituant le système sont présentes sur l'ensemble des blocs chaque année. Le SCV produit alors la même quantité moyenne de fourrages et la même quantité de biomasse est exportable, à savoir 12,5tMV/ha/an pour un système sur un cycle de 4 ans.

En bilan, la parcelle est divisée en « blocs » avec un nombre de blocs égal au nombre d'années du cycle en SCV. Cela permet de représenter l'ensemble des cultures et leur stade de production chaque année (association Stylosanthès + culture vivrière sur un bloc, jachère 1, 2 et 3 de Stylosanthès sur les autres blocs). La production moyenne de biomasse est alors identique chaque année en phase de croisière, ce qui permet la même exportation moyenne pour l'affouragement. L'agro-éleveur peut alors exporter la même quantité de biomasse chaque année et mettre au point une ration fourragère répétable.
Remarque :
Il est possible de mettre en place des SCV pluriannuels à cycle de 3 ans.
La jachère ne dure alors que 2 ans, le mulch est constitué à la fin de la jachère. La parcelle est alors divisée en 3 blocs : 1 bloc pour l'année 0 (Stylosanthès + culture vivrière), 1 bloc pour l'année 1 (jachère avec 5 tMV/ha de Stylosanthès exportable), 1 bloc pour l'année 2 où la couverture est constituée (jachère avec production de 36 tMV/ha mais export de 9 tMV/ha). Les 3 blocs produisent donc moins de biomasse au total que dans le cas du cycle de 4 ans. En croisière, 4,5 tMV/ha/an en moyenne sont exportables sur l'ensemble des blocs.
L'avantage est que la surface en culture vivrière est plus importante. Le choix de la durée de cycle des SCV dépend donc de la stratégie de l'exploitant (production souhaitée de cultures vivrières, niveau d'affouragement suffisant des vaches) et/ou de la préconisation de l'intervenant et des conseillers.
Auteurs : Claire FASSINO et Éva MAIRE
Superviseurs : Pierre-Yves LE GAL, Stéphane de TOURDONNET et Sarah Clerquin
