Les différents objectifs de lutte
Les objectifs de la lutte à mettre en place vont différer selon l'organisme nuisible ciblé, la gravité de son impact, le contexte agro-écologique de la zone infestée/menacée, la prévalence et la répartition géographique de l'organisme nuisible à sa première détection.
On peut schématiser les différentes options de gestion et niveaux d'intervention possibles par le schéma ci-dessous (termes issus de la norme n°5 de la CIPV):
L'éradication vise à éliminer l'organisme nuisible d'une zone entière (la zone peut être un pays ou une partie de pays ou encore plusieurs pays). Les mesures phytosanitaires mises en œuvre sont particulièrement drastiques. L'éradication n'est généralement tentée que si la prévalence de l'organisme nuisible au moment de sa première détection dans la zone est limitée et que sa répartition géographique est restreinte.
La suppression vise à réduire les populations d'un organisme nuisible dans une zone infestée. C'est typiquement la situation des zones dites « à faible prévalence ». Il s'agit le plus souvent de maintenir les populations de l'organisme nuisible à un niveau permettant de maintenir une production agricole ou pour lequel on considère que l'impact environnemental et/ou sociétal est acceptable.
L'enrayement correspond à l'application de mesures phytosanitaires dans ou autour une zone infestée afin de prévenir la dissémination de l'organisme nuisible. Il s'agit donc d'éviter l'établissement de l'organisme nuisible dans d'autres zones. Cette stratégie vise généralement à protéger une zone exempte par l'utilisation de « zones tampon ». Les mesures mises en place doivent être suffisamment strictes pour réellement empêcher la dissémination de l'organisme.







