Introduction
Dans le cadre d'une analyse de risque phytosanitaire, les experts recourent le plus souvent à une évaluation qualitative des risques d'entrée, d'installation et de dissémination d'un organisme nuisible en réalisant un examen raisonné des données disponibles. La probabilité pour que ces événements aient lieu ainsi que la gravité de leurs conséquences sont évaluées et classées (risque fort, moyen ou faible).
Même si les experts ont à leur disposition des supports d'aide à la décision (comme le logiciel CAPRA), l'analyse reste basée sur leur connaissance des systèmes biologiques concernés et sur leur jugement (analyses à « dires d'expert ») accompagné d'une analyse bibliographique. Or les interactions et les processus en jeu lors d'invasions biologiques sont particulièrement complexes. Le recours à la modélisation permet de réaliser une analyse quantitative de ces risques, d'identifier les facteurs clés, de tester différents scénarios en utilisant différentes valeurs de paramètres et d'estimer ainsi les niveaux d'incertitudes associés.
Au moment où les analyses sont réalisées, les connaissances biologiques sur l'organisme nuisible concerné peuvent être très limitées et les décisions de gestion doivent être généralement prises rapidement. Les modèles développés dans le cadre des analyses de risque doivent donc être suffisamment génériques pour pouvoir être appliqués à toute sorte d'organisme invasif (plante, arthropode, agent pathogène, etc) et pouvoir idéalement quantifier les impacts économiques, environnementaux, sociologiques. Des experts de nombreuses disciplines doivent alors être impliqués. Le schéma ci-après vous présente les processus mis en œuvre dans l'élaboration de modèles quantitatifs prédictifs du risque d'introduction, d'installation et de dispersion d'un organisme nuisible.







