Prévision des quantités de fourrages ingérés par un ruminant

1. Facteurs de variation des quantités de fourrage ingérées par un ruminant

Ingestion de fourrage

La quantité de fourrage ingérée dépend

  • de l'aliment, caractérisé par son ingestibilité,

  • et de l'animal, caractérisé par sa capacité d'ingestion

Schéma de l'ingestion de fourrage par le ruminant
L'ingestion de fourrage par le ruminant

Ingestibilité

DéfinitionIngestibilité

L'ingestibilité est la quantité de matière sèche (MS) ingérée lorsque le fourrage est distribué à volonté comme seul aliment.

Exemple

Un même animal ne consommera pas dans la journée les mêmes quantités de MS de deux aliments différents (il consommera une grande quantité de MS d'herbe verte par exemple, fourrage très ingestible, alors qu'il consommera peu de paille, fourrage peu ingestible).

Facteurs de variation de l'ingestibilité

  • L'ingestibilité d'un fourrage dépend des caractéristiques du fourrage et en tout premier lieu sa composition chimique.

    Un aliment contenant beaucoup de cellulose, de paroi lignifiée (tiges de graminées sénescentes) prendra plus de temps à être dégradé par la flore du rumen qu'un fourrage avec peu de cellulose et de lignine (feuille verte et tige en croissance d'une herbe jeune, en période de pousse de la végétation).

  • Elle dépend également de la forme de conservation de l'aliment.

    Une herbe récoltée et distribuée en vert sera plus ingestible que la même herbe séchée.

  • Elle dépend aussi du mode de présentation du fourrage

    Un fourrage coupé en brins courts est plus ingestible qu'un fourrage en brins long.

Capacité d'ingestion

DéfinitionCapacité d'ingestion

La capacité d'ingestion (CI) est la quantité de matière sèche (MS) que peut ingérer volontairement l'animal alimenté à volonté.

Exemple

Deux animaux différents ne consomment pas la même quantité d'un même fourrage distribué ad libitum.

Facteurs de variation de la capacité d'ingestion

La capacité d'ingestion varie en fonction des caractéristiques de l'animal.

Le premier facteur de variation est le format de l'animal, apprécié par le poids vif.

Au sein d'une même espèce, un animal de plus grand format aura une capacité d'ingestion plus élevée qu'un animal de plus petit format.

Il peut y avoir des variations également entre race : deux bovins de même poids mais de races différentes peuvent avoir des capacités d'ingestion différentes.

apprécié par le poids vif.

Au sein d'une même espèce, un animal de plus grand format aura une capacité d'ingestion plus élevée qu'un animal de plus petit format.

Il peut y avoir des variations également entre race : deux bovins de même poids mais de races différentes peuvent avoir des capacités d'ingestion différentes.

Le deuxième facteur de variation est le stade physiologique chez la femelle adulte.

En toute fin de de gestation, juste avant la mise bas, la capacité d'ingestion est minimale. En effet, le développement du fœtus comprime le tractus digestif (notamment le rumen) et limite mécaniquement la capacité d'ingestion de l'animal.

A partir de la mise-bas la capacité d'ingestion augmente pour atteindre un pic après le pic de lactation.

Puis l'ingestion diminue progressivement jusqu'au tarissement

Le troisième facteur de variation est le niveau de production. Pour deux animaux de même poids et de même stade physiologique, la capacité d'ingestion sera d'autant plus élevée que la production (par exemple la production de lait) est forte.

PrécédentPrécédentSuivantSuivant
AccueilAccueilImprimerImprimerRéalisé avec Scenari (nouvelle fenêtre)