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Les plantes de couverture

Conservation de l'humidité

Réchauffement du sol

Lykaestria CC-BY-SA-3.0 via Wikimedia Commons[1]

Un sol nu reçoit directement le rayonnement solaire. Ainsi sa température varie fortement au cours d'une journée et selon les saisons. Un fort réchauffement du sol perturbe son activité biologique[2]. Les plantes de couverture, en tant qu'intermédiaire entre l'air et le sol, permettent de réguler les changements de température. Ce pouvoir tampon préserve l'activité biologique des sols. Toutefois, un sol couvert au printemps se réchauffera moins vite qu'un sol nu, donc l'activité biologique démarrera plus lentement : si les sols ont du mal à se réchauffer, il faudra chercher des couverts qui restent debout ou se décomposent rapidement.

Évaporation

Les micro-organismes[3] du sol ont besoin d'une certaine humidité pour fonctionner. Comme nous l'avons vu, un sol nu est exposé aux rayonnements solaires. Il verra sa température augmenter, et il subira aussi une forte perte d'eau liée à l'évaporation. Au contraire, la température d'un sol couvert augmente moins, ce qui diminue d'autant son évaporation : un sol qui se réchauffe vite pourra être couvert plus longtemps avec une végétation plus abondante.

La présence de plantes de couverture permet de former un continuum entre le sol et l'atmosphère, et donc de réguler les échanges d'eau entre les deux. En effet, les plantes ont des moyens de contrôle de leur transpiration qui leur permettent de maintenir un niveau d'eau suffisant dans le sol.

Fondamental

En combinant les effets tampons des couverts végétaux vis-à-vis de la température et vis-à-vis de l'humidité, on conclut que les plantes de couverture permettent la conservation de l'activité biologique du sol dans de bonnes conditions.

Toutefois, un manque d'eau freine l'activité biologique du sol, ainsi, il est très important que les couverts végétaux jouent leur rôle en été, en conservant une humidité minimale du sol, mais ce n'est généralement pas le cas au printemps, où elles doivent permettre d'évacuer le surplus d'eau.

Il faut aussi veiller au réchauffement du sol au printemps, ou trouver des alternatives pour faire démarrer les couverts avec moins d'activité biologique, comme par exemple la fertilisation[4] localisée.

Auteurs : Maeva BOURGEOIS, Elise COQUILLART, Morgane COURNARIE, Claire FASSINO

Superviseurs : Matthieu ARCHAMBEAUD et Stéphane DE TOURDONNET

  1. Lykaestria at the English language Wikipedia [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC-BY-SA-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/)], via Wikimedia Commons Creative Commons Zéro

  2. Activité biologique

    L'activité biologique d'un sol est l'ensemble des réactions réalisées par les organismes vivants. Plus elle est active, plus les échanges entre la plante et le sol seront facilités, et plus la structure du sol sera favorable à l'infiltration d'eau et à la pénétration des racines.

  3. Microorganisme

    Être vivant non visible à l'œil nu (sauf pour certaines espèces de champignons) qui participe aux processus biologiques. On distingue parmi eux trois grands groupes : les bactéries, les levures et les mycètes (champignons). Certains ont une action positive vis-à-vis de l'agriculture, d'autres non (bioagresseurs).

  4. Fertilisation

    Apport de substances chimiques ou organiques dans le sol ou à la culture afin d'augmenter les rendements. On distingue les engrais minéraux qui sont directement assimilables par la plante, et les engrais organiques qui doivent être minéralisés par les microorganismes du sol pour pourvoir être utilisés par la plante. On appelle fertilisation starter un apport d'éléments directement assimilables par la future plantule au moment du semis.

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