Détection trop tardive et surveillance inadaptée
La détection précoce d'un organisme nuisible sur un territoire constitue l'un des éléments clés de la réussite d'un programme d'éradication. Comme nous venons de le voir, de nombreuses tactiques de gestion des arthropodes invasifs ont une efficacité densité-dépendante. Il en est de même pour les agents pathogènes. Les campagnes d'arrachage par exemple sont plus efficaces et moins coûteuses si la maladie présente une faible prévalence et une distribution géographique réduite. La mise en œuvre de programmes de détection précoce d'organismes ayant une très forte probabilité d'entrée et d'établissement peut être un gage majeur de réussite.
Un plan de surveillance adapté à l'organisme nuisible dans un paysage donné est aussi essentiel. Une surveillance inadaptée aux potentialités de dispersion de l'organisme nuisible (allocation inadaptée des efforts de surveillance dans l'espace et le temps) et une sensibilité insuffisante vont compromettre l'efficacité de l'ensemble du dispositif de lutte. Or, la conception d'un plan de surveillance adapté aux potentialités de l'organisme dans un environnement donné, notamment hétérogène, est particulièrement complexe, surtout lorsque la biologie de l'organisme est mal connue.
L'impact d'une détection tardive sur l’efficacité de lutte contre un organisme nuisible peut être résumé comme tel :
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